Se libérer d’une phobie avec l’hypnose et la PNL

Une phobie est une peur démesurée, irrationnelle, éprouvée devant certains objets, actes, situations ou idées. Elle peut être légère, la personne éprouvant un inconfort, des palpitations, des tremblements, ou aller jusqu’à l’attaque de panique avec des sensations d’étouffement, voire une impression de mort imminente. On peut citer la phobie des araignées, des chiens, des chats, de l’avion, la claustrophobie (peur des espaces fermés), l’agoraphobie (peur des espaces ouverts, souvent par crainte de ne pas trouver d’aide à temps en cas de besoin), l’acrophobie (peur de se retrouver à une certaine hauteur, même si l’endroit est sécurisé), etc.

La phobie est l’exemple même du pouvoir extrême de nos processus mentaux inconscients et de notre imagination sur nos actes et nos émotions ! Essayez de raisonnez un phobique et vous découvrirez vite que cela ne marche pas, que l’origine de la peur est plus profonde et semble réfractaire à toute logique.

Il n’est donc pas étonnant que l’hypnose, qui permet de communiquer avec ces couches subconscientes de notre cerveau, soit l’outil de choix pour résoudre durablement une phobie. Étonnamment, alors que les effets d’une phobie sont parfois extrêmement visibles et handicapants, un nombre réduit de séances (entre 1 et 3) permet généralement d’en venir à bout une fois pour toute !

Le rôle protecteur de la peur

Avoir peur d’une araignée dans nos régions n’est pas rationnel. Avoir peur d’une araignée en Australie ou en Asie peut s’avérer utile ! La peur est une émotion très utile, qui vise à nous protéger, et qui est apprise par l’expérience (vécue par nous-mêmes ou observée du comportement d’autrui).

La peur, comme toute les émotions, a son origine dans la partie limbique de notre cerveau. L’amygdale associe les émotions aux schémas de réponse leur correspondant au niveau physiologique et comportemental. La peur libère de l’adrénaline, ce nous fait augmenter notre rythme cardiaque, écarquiller les yeux, nous glace et nous fait transpirer par exemple. La peur intense provoque des comportement de fuite, de combat, ou nous fige sur place.

Il n’est donc pas souhaitable de supprimer ce sentiment : se retrouver en hauteur peut-être dangereux, un chien peut avoir une réaction agressive s’il a lui-même peur de vos intentions, ou découvrir une mygale dans son sac de couchage durant vos merveilleuses vacances en Australie doit impérativement s’avérer inquiétant. De même, devoir se faufiler dans un espace très étroit doit inciter à la prudence par exemple. C’est donc la partie excessive d’une phobie qui doit disparaître.

La boucle phobique

On a tous tendance à éviter ce dont on a peur. Parce qu’on est pas sûr d’y survivre, parce qu’on a peur de la souffrance, parce qu’on a peur de perdre le contrôle, parce qu’on a peur du jugement de l’autre.

Le problème c’est que cet évitement, s’il éloigne temporairement le sujet de notre peur, va renforcer notre croyance que nous avons eu raison, que cela se serait certainement mal passé. Et chaque évitement va renforcer encore et encore cette conviction, augmentant ainsi notre peur : il faut à tout prix que je trouve une solution pour éviter. Jusqu’à la panique, que peuvent par exemple éprouver dans un avion une personne aérodromophobique.

Traiter une phobie avec l’hypnose

L’hypnose et les techniques de PNL agissent de la même manière en confrontant la personne avec sa peur mais en toute sécurité. Après avoir instauré un endroit sûr dans lequel le client sait pouvoir se réfugier, il lui est proposé de s’imaginer comme le réalisateur d’un film expliquant à son acteur comment il doit jouer une scène dans une situation où il éprouverait normalement de la peur. Mais dans un film tout est possible, et notre réalisateur peut s’amuser à exagérer, rendre drôle, changer les voix, passer en marche arrière ou en accéléré, etc.

Progressivement, le client est ainsi amené à réviser son automatisme, apprivoisant les éléments générant de la peur, se rapprochant de plus en plus (mais toujours en sécurité) de son propre personnage dans la vraie vie.

La phobie dans un contexte plus large

De nombreuses techniques de thérapie brève sont très efficaces contre les phobies. Mais il me semble indispensable de compléter le traitement d’une phobie spécifique avec un bref travail sur l’acceptation en général, le fait que l’on ne peut pas tout contrôler. : accepter l’échec, la critique, le regard de l’autre. L’impossibilité de connaître à l’avance les réactions des éléments qui ne dépendent pas de nous fait partie de la vie et ne doit pas nous plonger dans une inquiétude incontrôlable. Pour les personnes anxieuses, découvrir ce lâcher-prise est véritablement libérateur dans la vie de tous les jours, car la phobie n’est parfois que l’expression visible (assumée, donc d’une certaine manière “contrôlée”) d’une anxiété plus généralisée.