Marc Binggeli - Hypnothérapeute diplômé - reconnu ASCA - Lausanne

Migraine, eczéma, psoriasis – approche thérapeutique par l’hypnose conversationnelle avancée

Migraine, eczéma, psoriasis – approche thérapeutique par l’hypnose conversationnelle avancée

Migraines, eczéma, psoriasis, notre corps nous parle en permanence, nos sensations confirment ce qui est bon pour nous et ce qui nécessite notre attention. Et moins nous écoutons, plus ces sensations doivent s’amplifier pour pouvoir délivrer leur message. Découvrez ce qui se cache derrière ces somatisations afin de pouvoir résoudre ce qui doit l’être, et retrouvez une harmonie corps-esprit apaisée.
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1. Migraine, eczéma, psoriasis, dermatites, notre corps nous parle

Migraine chronique, eczéma, psoriasis, dermatites, ou tout simplement boule au ventre, gorge nouée, douleurs à la nuque ou dans le dos, notre corps nous parle, il attire notre attention sur ce qui doit être changé.

Les douleurs et maladies d’origine psychosomatiques ont explosé dans notre société et de nombreuses études scientifiques ont permis d’établir le lien avec le stress chronique que nous infligeons à notre corps et à notre esprit.

2. L’exemple du stress chronique

Notre corps dispose de mécanismes naturels prévus afin de nous permettre de surmonter les difficultés de la vie. Adrénaline, noradrénaline, cortisol sont quelques-unes des hormones relâchées dans notre système sanguin lorsque nous allons être confrontés (anticipation mentale) ou sommes pris dans un contexte pouvant nous faire du mal. Ces substances vont focaliser notre organisme sur les ressources pouvant nous protéger de l’agression (augmentation du métabolisme, du rythme cardiaque, du tonus musculaire, etc.) au détriment des ressources non immédiatement nécessaires (digestion, défense immunitaire, etc.).

Ce qui est parfaitement adapté pour nous permettre de gérer au mieux une crise… devient toxique lorsque nous nous croyons perpétuellement en crise ! Nos réserves d’énergie s’épuisent, notre système musculaire et squelettique souffre, nous sommes plus vulnérables aux maladies. Nos relations sont tendues et souffrent.

Nous savons tout cela, mais trop souvent nous nous sentons prisonnier d’un mode de vie axé sur la performance et le paraître qui nous “empêche” de s’écouter et de prendre soin de soi. Au contraire, nous tentons d’anticiper les situations à risque pour mieux les contrôler, tombant ainsi souvent dans une forme d’anxiété, voire de phobie sociale. Il n’est pas rare que nos migraines soient reliées aux difficultés anticipées, que ce soit dans notre adolescente, notre vie professionnelle ou nos relations.

3. Le message de nos émotions

Notre corps nous parle également au travers de nos émotions, qui surviennent de notre inconscient sans que l’on puisse les contrôler. Ne sommes nous pas en colère lorsque une autre personne ne respecte pas nos valeurs, nos limites ? Ne sommes-nous pas tristes lorsque nous avons perdu quelque chose d’important ? Ces émotions visent à nous faire comprendre quelque chose, et à transmettre un message aux personnes impliquées ainsi qu’au reste du groupe. Lorsque le message est compris, l’émotion disparaît.

Souvent il est aisé de décoder ces messages, et encore faut-il en tenir compte !

Parfois au contraire l’émotion s’invite et s’amplifie encore et encore, notre corps se crispe et souffre explicitement, ou notre peau prend les choses en main (lol) pour nous forcer à agir dans le sens de notre intérêt profond. Tout ceci issus de façon non volontaire, gouverné par les éléments qui ne nous sont pas conscients et contrôlables. Autrement dit de notre inconscient.

4. Des réponses inconscientes pas forcément adaptées

Et si toutes nos croyances inconscientes ont à cœur notre meilleur intérêt, au regard de nos expériences passées et des leçons que nous en avons tirées, il arrive que les réponses engendrées par notre cerveau ne soient plus adaptées au moment présent.

Une personne ayant une peur phobique des serpents, par exemple, a certainement “appris” un jour que cet animal pouvant présenter un risque mortel et qu’il fallait à tout prix les éviter. Pas de nuance, tous les serpents sont concernés, et même y penser peut déclencher les réflexes de survie au niveau de notre système amygdalien. Ceci contre toute appréciation logique de la situation.

L’appréhension de notre prochaine crise de migraine ne va-t-elle pas rajouter une couche à notre niveau d’anxiété déjà élevé ?

De même notre corps peut avoir développé une stratégie de protection bien originale pour nous protéger d’une menace (pensons à une dermatite issue d’un lointain traumatisme et permettant d’éviter de se trouver dans une situation présentant quelques similarités avec l’événement originel).

Il n’est donc pas toujours simple de relier cause et effet.

5. Et des origines évidentes

Précisons également que toutes les maladies ne sont pas d’origine psychosomatiques, bien évidemment.

Si vous soulevez mal une lourde charge, il est probable que vous aurez mal au dos, ce qui vous incitera à ne pas recommencer tout de suite et, à l’avenir, à procéder d’une autre manière.

Si vous manipulez sans protection des produits irritants, par exemple, il serait ridicule d’aller chercher des causes inconscientes au tréfonds de votre cerveau… au risque d’ailleurs d’introduire malencontreusement de fausses croyances à ce sujet.

Les migraines peuvent être reliées aux cycles hormonaux, en particulier chez les femmes, ou à un problème digestif (migraine digestive).

Mais si la logique et les avis médicaux s’avèrent impuissants à donner une explication simple à ce que vous subissez dans votre corps, une approche orientée vers la recherche de causes inconscientes peut s’avérer efficace.

6. Approches possibles en hypnose conversationnelle

Autant un médicament est généralement ciblé pour agir sur et diminuer les symptômes, l’hypnose classique pourrait est parfois utilisée pour “traiter” le symptôme. De nombreux scripts ont été écrits pour “soigner” tout type de migraines et autres irritations.

Il est certes possible de faire confiance à l’inconscient de son client pour trouver l’origine du problème et y remédier, en le stimulant par la répétition de suggestions et en lui présentant des histoires métaphoriques adaptés. Cela peut fonctionner, plus ou moins rapidement. Notre client reste consciemment passif dans la démarche, son esprit inconscient ayant toute liberté pour “faire au mieux” et remonter seul vers les causes du problème et y le résoudre en trouvant des solutions adaptées.

La force de l’hypnose conversationnelle stratégique, qui explique probablement la rapidité et durabilité avec laquelle les conflits internes peuvent être résolus, réside à mon avis dans la façon avec laquelle la partie inconsciente de l’esprit est guidée question après question. Chaque réponse inconsciente, émotionnelle ou autre, est un indice que nous allons vers la bonne direction, alors que le discours conscient du client n’est qu’une rationalisation de sa part, à postériori, sur ce qu’il croît.

Questionner une cliente au sujet de ses migraines va générer des faits, des suppositions et des croyances. Parmi tout ce verbiage se trouvent des indices, des cordes sensibles, qu’il est avisé d’utiliser pour remonter vers la source véritable de la migraine.

Suivre la piste des signaux inconscients permet donc de remonter très vite vers les éléments enfouis qui sont reliés à l’origine du problème, et les exposer ainsi permet au client d’enfin saisir les liens avec sa migraine par exemple. Comprendre les véritables causes, c’est pouvoir changer ce qui pose problème. Changer des comportements nocifs pour notre intégrité. Ou stimuler notre corps à apprendre mieux en fonction du contexte.

Les mécanismes naturels de guérison sont ainsi rapidement sollicités au bon endroit, et nos clients possèdent désormais une bien meilleure compréhension et maîtrise sur les facteurs de risque que par l’emploi d’une méthode thérapeutique plus “hermétique”, où l’on s’en remet au thérapeute et à notre sagesse inconsciente.