Hypnose et traitement de l’anxiété

Hypnose et traitement de l’anxiété

vaincre anxiété avec pnl et hypnose

Le traitement par l’hypnose des troubles anxieux étant l’une de mes spécialités, permettez-moi de partager avec vous quelques éléments à ce sujet.

Pourquoi les problèmes d’anxiété peuvent-ils être traités ?

Parce que l’anxiété est une émotion et que toutes les émotions proviennent de (et sont contrôlés par) ce que nous appelons à défaut de mieux l’esprit subconscient ou inconscient. L’hypnose est le meilleur moyen de communiquer avec les «processus autres que conscients» qui génèrent ce que nous appelons « anxiété ». L’anxiété, ou « réponses anxieuses », est soutenue par les croyances, les pensées, les comportements, les perceptions et nos modèles internes. Tous contrôlés par des mécanismes inconscients.

En bref, les personnes anxieuses doivent réapprendre à être calmes et à résoudre les problèmes avec un minimum de ruminations internes. L’hypnose, en tant que phénomène naturel, va vous réapprendre à le faire.

Besoins non satisfaits et réponses anxieuses

L’anxiété est également traitable car elle est souvent causée par des besoins non satisfaits, à commencer par le besoin de sécurité : une fois que nos besoins sont satisfaits, le signal d’anxiété n’a plus besoin de continuer à communiquer. Il est remplacé par un sentiment de plénitude authentique.

L’anxiété est une douleur mentale destinée à attirer l’attention de la conscience, c’est le signal qui dit: « Hé stop ! Quelque chose ne va pas ! J’ai peur de la façon dont les choses se passent ! Change de cap ou je vais te faire te sentir plus mal ! »

L’anxiété est un signal d’avertissement. Si vous tenez compte de l’avertissement, l’anxiété disparaît. Il essaie en fait de vous aider. Si vous n’écoutez pas les signaux subconscients, ceux-ci s’intensifient et accroissent votre mal-être. Si vous n’écoutez toujours pas, des symptômes psychosomatiques finissent aussi par apparaître : exéma, maux de tête, douleurs, palpitations, nausées, etc.

L’anxiété est souvent liée à une question de perte, une perte qui s’est produite dans le passé, une perte qui se produit actuellement, voire une perte qui pourrait survenir. Notre imagination est un merveilleux producteur de scénarios catastrophiques, nous nous créons des films et des images effrayantes de choses qui ne se produiront probablement jamais ! Certaines personnes prennent l’habitude d’imaginer toujours le pire, alors que ce qu’elles veulent est bien sûr l’exact opposé.

Les réponses cognitives habituelles sont des ruminations, un «balayage hyper-vigilant» à la recherche de preuves de danger (paranoïa), etc. et des biais d’attention vers d’éventuelles données liées à la menace. Ces schémas de rumination créent de l’anxiété ; cela déclenche à son tour la libération d’hormones de stress telles que l’adrénaline et, surtout, le cortisol sur le long terme.

Vous ne pouvez pas changer le passé ; mais vous pouvez en tirer des leçons. Ce que nous appelons «souffrance» a toujours un grand pouvoir pédagogique, elle nous mûrit, nous rend plus sages.

Aucun médicament n’est nécessaire

Quelles que soient les qualités de suppression des émotions que les anxiolytiques et antidépresseurs possèdent, ils ne permettent pas de résoudre les problèmes sous-jacents qui ont causé l’anxiété en premier lieu ; en fait, ils les masquent et les aggravent potentiellement. Imaginez : vous marchez sur du verre et vous coupez au gros orteil. Vous devez aller à l’hôpital et vous faire poser des points de suture. C’est ce qui résoudra ce problème. Ça saigne beaucoup et cela fait mal également. Donc que faites-vous ? Vous prenez un analgésique qui vous fait planer et oublier votre pied blessé ? La disparition de la douleur ne va pas arranger votre pied. Le signal d’avertissement essentiel disant: « Quelque chose ne va pas, fais quelque chose pour le résoudre maintenant ! » est tout simplement ignoré.

Si vous écoutez des clients ayant vécu un traumatisme, ils disent tous la même chose à un moment donné: « Je ne veux plus me sentir comme ça ! » Un psychologue pourrait répondre : « Comme quoi en particulier? » renvoyant le client traumatisé à des sentiments qu’il ou elle souhaite éviter. Pire encore, les thérapeutes formés en psychodynamique pourraient dire : « Parlez-moi de ce qui s’est passé à ce moment-là… » Bang ! Cette personne est ramenée dans l’état de traumatisme, ce qui n’est pas le moyen de la guérir. Si mon client m’a dit qu’il ne voulait plus ressentir une émotion désagréable, alors je m’emploie à changer les liens inconscients entre un événement et ce qu’il ressent !

Un cerveau plein de peur ne fonctionne pas correctement. En fait, toute la partie de réflexion s’arrête. Si nous avons très peur, nous passons véritablement en état de transe, incapable de réfléchir et d’agir, comme paralysé.

Lorsque nous sommes dans le mode « angoisse », nous ne pouvons pas penser rationnellement, nous sommes en mode de pensée noir et blanc. Nous manquons de flexibilité, d’optimisme, de sens de l’humour, de sens des proportions et de la réalité ; notre imagination peut se déchaîner avec les pires fantasmes. La partie du cerveau impliquée dans la résolution intuitive des problèmes – le cortex cingulaire antérieur – ne peut pas fonctionner et former de nouvelles associations parce que nous sommes tendus. Nous devenons coincés dans une spirale négative !

Vers la résolution

Nous devons sortir de cette spirale négative et réapprendre à penser de manière constructive, c’est-à-dire à orienter notre réflexion vers la résolution de problèmes et les meilleures stratégies pour y arriver. Pour cela, nous avons besoin d’un cerveau détendu et l’hypnose est un outil de choix.

L’anxiété excessive n’est pas inhérente à l’identité ou la personnalité, mais plutôt un signe que les choses doivent changer pour mieux correspondre à nos besoins et valeurs. Un changement positif peut survenir à tout moment de notre vie lorsque nous prenons la responsabilité de créer le changement que nous désirons en tant qu’individus. En fait, nous ne voulons surtout pas nous débarrasser de l’anxiété, pas plus que nous ne voulons nous débarrasser de la douleur ou de notre sens du toucher ; nous avons juste besoin d’écouter ce qu’elle nous dit.

Mon approche des interventions hypnotiques est que l’esprit a surtout besoin de déprogrammation, pas de programmation ou de reprogrammation encore plus nuisible. Apprendre comment arrêter de faire de la dépression et commencer à résoudre des problèmes de manière détendue. C’est pourquoi l’approche orientée solution, amplifiée par l’utilisation de l’outil hypnotique, donne des résultats rapides, durables et fiables.